Carnet de route

Comme l'Albaron coulait, il fallait s'échapper par l'échelle …

Le 21/08/2011 par Thierry

Après deux annulations pour faire l'arête du soleil, nous avions finalement prévu d'aller à l'Albaron ce dimanche. Le sort s'acharnait contre nous, mais nous avions pas encore dit notre dernier mot … seul problème c'est que le sort n'avait pas dit son dernier mot non plus !

Trois volontaires pour cette aventure : nous avions imaginé partir directement du parking de l'Ecot sans coucher au Refuge des Evettes, ce qui laissait envisager un lever matinal en comptant le trajet en voiture entre Modane et l'Ecot, plus la montée au refuge à ajouter à l'horaire classique. Le rendez vous était fixé à 2h à Modane, tout le monde était présent. Un trajet sans soucis nous conduit au parking à Bonneval, il y a même des places pour se garer. On en profite pour se répartir le matériel collectif, mettre les chaussures et là !

Ah oui, ben ça va pas le faire non plus cette fois ci !!! le camelbag de Gilles a souffert d'un problème imprévisible d'étanchéité, sans doute dû à une conduite trop sportive (?) et son contenu s'est déversé …. dans les chaussures de Thierry ! 4 à 5 cm d'eau dans chaque chaussure : une première, puisque le contenu du coffre n'a pas été affecté par cette incident.

Je tiens ici à remercier les concepteurs de chaussures de montagne : elles sont étanches dans les 2 sens, je suis persuadé que vous en doutiez ? Moi, plus maintenant !

Alors monter à l'Albaron avec des chaussures trempées à l'intérieur : ampoules, froid aux pieds (il fait 6 °C sur le parking) ? Que chacun donne une de ses chaussures à Thierry pour faire cette sortie ? Sans doute quelques problèmes de pointure ...Finalement non, alors on cherche rapidement un plan B (il est 3h du matin). Thierry a d'autres chaussures de randonnée mais à Modane. Donc on rentre et pendant le trajet on réfléchit en commun aux différentes options de ce plan B. Un lièvre essaye de faire la course avec nous, mais comme il traverse la route de manière impromptue... sous la voiture... je pense qu'il ne nous aurait pas été de grand secours pour trouver une solution.

Le Thabor ? 1H30 pour le refuge plus 4h ? Peut être un peu long !

L'aiguille de Scolette ? Oui, à condition de trouver la nouvelle route qui permet d'accèder en voiture au début du vallon de Pelouse, et personne ne l'a encore empruntée !

La pointe de l'échelle ? Pourquoi pas : l'accès en voiture est connu de tous et l'enneigement devrait être nul donc avec des chaussures de rando … ça pourrait le faire.

C'est repartit, on revient à Modane : changement de chaussures pour Thierry, mise à niveau du Camelbag pour Gilles … qu'il garde ensuite précieusement avec lui pendant le trajet pour se prémunir de toute fuite intempestive pour la collectivité … déjà qu'il faudra faire jouer les assurances pour un dégât des eaux !!

Il est 4h45 sur le parking de l'Orgère pour réorganiser les sacs : il faut les délester de tout le matériel de glacier initialement prévu. On décide de garder le casque, après tout c'est un parcours d'arêtes où il faut mettre un peu les mains, mais on élimine baudrier et corde … Gilles et Thierry l'ayant déjà parcouru en solo, ça peut passer et on sera prudent.

 

DEUXIEME DEPART !

 

Vous avez déjà vu évoluer deux « Formule 1 » (Gilles, Aurélia) en présence d'un véhicule plus traditionnel  (Thierry) ? Et bien les performances de vitesse et de manoeuvrabilité ne sont pas comparables, je confirme ! Tu es en rodage Thierry ? …. J'aime une pointe d'humour de temps en temps.

 

Finalement les jeunes ont été sympas d'attendre leur aîné, et de prendre des nouvelles de son potentiel encore exploitable pour la journée : ça va ? Le rythme n'est pas trop rapide ? Mais passe devant et on s'adaptera au tiens, l'essentiel est de ne pas se « mettre dans le rouge » ! Comme quoi la montagne vous donne un peu des valeurs humaines, vous ne trouvez pas ?

Arrivée au Col de la Masse 2h plus tard ! Et on continue sur l'Eperon qui conduit vers le col, sous le Grand Roc. Rangement des bâtons dans le sac, on met le casque et on repart pour essayer de grimper au près du fil de l'arête, là où se situe l'esprit de la course. C'est vraiment très beau, jamais difficile au sens de l'escalade, certainement aérien voire impressionnant pour certains, mais ça vaut vraiment le coup. En plus nous sommes « Le Jour le plus chaud de l'année », il n'y a aucun nuage juste une légère brume de chaleur qui rend délicate la visibilité sur les massifs voisins.

Ca y est on est au sommet, il est environ 4h plus tard : 8h45 !

Courte collation, courte pause … courte cigarette ? Oui forcément, à chaque génération chaque plaisir !

Pour la descente on cherche plutôt des systèmes de vires versant Aussois, histoire de varier un peu mais surtout de s'autoriser à être moins vigilant par rapport à la désescalade prévisible sur l'arête. Quelques pas de blocs seront quand même nécessaires, mais très courts et globalement cette descente est assez rapide.

Une petite collation vers le col de la Masse, histoire de respecter les paliers de décompression et reprendre quelques calories … avant de descendre presque directement à la voiture.

Nous nous accordons une boisson au Refuge de l'Orgère : un coca local ? Oui très bien … après tout nous sommes des aventuriers. En fait il s'agit d'un produit bio avec un arrière goût de citron (vérifié sur l'étiquette).

Retour à la voiture et descente sur Modane vers 13h30 : la canicule nous gagne, il doit bien faire 31°C... Et nous nous sommes levés à 1h ou 1h30 !

 

Oui vous savez ? il vaut mieux profiter des heures de fraîcheur pendant les journées de canicule. Voire même à s'hydrater ! Je me demande encore si c'est aussi nécessaire pour le matériel ?

 

 

Les participants : Gilles, Aurélia, Thierry

 







CLUB ALPIN FRANCAIS MODANE THABOR
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